J’aime les gens!!!
Je suis sociable, ça m’arrive quand je suis saoul en permanence. Je suis fort volubile, je parle à quiconque, m’épivardant à tout vent, racontant à quiconque une fausse vie pour divertir tant mon interlocuteur que ma triste personne.
Je discute donc avec tout plein de gens, on m’offre de la bière que j’ingurgite à un rythme effarant, je crois que je fais figure de spécimen particulier dans la communauté tristement homogène des saisonniers. On veut savoir qui je suis, intrigué qu’un gamin de mon âge vienne passer une semaine, seul dans une tente.
Je découvre des énergumènes intenses, des mystérieux renfrognés, des extraverties pétasses et des crasseux finis. Je sonde rapidement ce nouvel univers, souhaitant obtenir l’hégémonie silencieuse sur l’entièreté de la populace, le contrôle subtil par la connaissance de leurs viscéralités.
Il y a des gens qui semblent suffisamment d’intérêt pour piquer ma curiosité. Ainsi, il y a une mère monoparentale, début trentaine, style simple et grâce subtile, qui lisait Catch 22 de Heller sur une chaise longue. J’ai conversé avec elle plusieurs minutes, il s’agit peut-être de la personne la plus sensée de la place.
Il y a aussi un espèce de groupuscule hippie qui est regroupé dans l’aile nord-ouest du camping. L’un d’eux m’a demandé si j’avais du pot à vendre, je m’en vais souper et passer la soirée là tout à l’heure, je compte bien passer mon stock de hash pour la semaine et quantité de weed, ça risque d’être fort rigolo.
Sinon, ça va dans la civilisation aseptisée?

Ca fait tout bizarre que tu nous demandes si on va bien…
Ça va comme un gars qui se prépare à aller en camping
C’est drôle tu écris plus de billets depuis que tu es en vacance.
Et la façon dont tu décris ta relation avec les gens semble en être une virtuelle. Comme si ils étaient derrière des écrans.
Ça sent le trip de milf ici!
@Oops
Comme dis Drew, on se prépare lentement à sortir de notre “aseptie urbaine” dans quelque semaine (j’ai aussi une semaine de camping en vue).
Merci de te préoccuper de nous, ça ferait chaud au coeur si c’était crédible.
@D.
Crois-moi, il ne le regrettera probablement pas. Tu devrais t’essayer un jour…