Bruns

Selon Freud, l’enfant entre vers l’âge de deux ans dans une phase dite anale. L’anus devient alors zone érogène, la maitrise des sphincters se fait peu à peu. Le trou de cul, lien entre l’intérieur du corps et le monde extérieur, est soumis à la volonté de l’enfant qui s’aperçoit qu’il peut empêcher l’expulsion et en retire donc un plaisir de rétention découlant de l’application de sa volonté. Le soulagement lié à l’expulsion est lentement relié au plaisir par le bambin. Il n’est pas rare que les selles fascinent le jeune enfant.

L’enfant considérant la matière fécale comme intégrante de son corps, le fait de l’expulser dans le rituel établi qu’est celui de l’usage de la toilette est synonyme de troc pour le môme. Ce dernier aime le rejet fécal et à ce stade où la possessivité se forme peu à peu, la réalisation qu’offrir son boudin fécal se veut acte de pouvoir auprès des représentants parentaux est un grisant sentiment de pouvoir. Il contrôle le fait de réjouir ses parents en offrants ses saintes selles dans des lieux de convenances, ça lui plait. Puis lentement, la mère inculquera une notion de dégoût et de saleté liée à l’excrément et l’enfant refoulera dès lors tout plaisir lié au fait de déféquer.

Puis, lentement, il arrive que l’humain redécouvre à l’âge adulte le plaisir d’expulser. Le plaisir refoulé depuis l’âge de deux ans est parfois accepté et pleinement vécu. Il est à noter que chez l’homme, la paroi interne de l’anus entre en contact avec la prostate qui est zone érogène. Il est donc normal d’éprouver un plaisir sur le bol.

Moi, chier, j’aime ça en tabarnac. Lorsque je me retiens depuis plus d’une heure, il y a peu de choses pour égaler l’orgasme de laisser sortir un tendre brun. Souvent, le moment où je m’installe sur la toilette, bouquin en main, bière à portée, se veut un grand instant de détente, de sensations riches. On savoure trop peu la vie, ne l’ai-je pas déjà dit?

Qu’on me comprenne, je n’ai guère l’impression d’être scato. Ce n’est pas la matière en tant que telle qui m’inspire, seulement le moment où elle transite dans cette voie que sont les sphincters. Je fouille sur le net, je viens de lire qu’il n’est pas rare que des gens aient des érections lorsque vient le temps de faire un numéro deux. Je me couche en me sentant normal, n’est-ce pas là un des plus enivrants sentiments?

Publicités

~ par oopsweredead sur mars 26, 2009.

2 Réponses to “Bruns”

  1. Tu es mal engeulé, tu insultes meme à tour de bras mais tu écris bien et j’aime ton irrévérence. Savais-tu qu’un ex président de Radio-Can avait perdu sa job parce qu’il avait fait l’éloge du plaisir à chier? C’est vrai pourtant et ne me traite pas de con cette fois ci. Ils rigolaient tous de lui, mais il n’énoncait qu’une vérité et bien de gens étaient heureux de marginaliser quelqu’un qui dit avoir du plaisir à chier.

  2. Je suis au courant, sacré Guy Fournier, au moins j’ai pas une voix de marde comme lui.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

 
%d blogueurs aiment cette page :