Music

morrison

L’aspect le plus souvent négligé d’une bonne baise est sans doute la trame sonore. Oui l’orgasme simultanée est un plus, il en va de même pour la tightitude de l’orifice exploitée. Mais la musique, c’est elle qui magnifie le tout, l’emmène à un autre niveau. Or selon moi, personne n’a vraiment baisé, n’a jamais ressenti l’ultime coït sans l’avoir fait sous un peu de Doors.

La journée a été plutôt morose aujourd’hui. Pas de spéciaux exaltants cette semaine, pas trop de viandes froides à couper puisque la semaine achève, les stocks dans le fridge sont hauts, les heures s’égrainent plus lentement que Mush ne réfléchit.

Parce que, justement, la journée m’avait foutrement emmerdé, j’ai décidé de sortir, aller à la pèche pour voir si plantureux poisson viendrait à mordre à mes salaces lignes de cruise. Puisque le jeudi les vagins sont biens huilés sur Grande Allée, je savais d’avance que ce serait ma soirée.

Rapidement, j’aperçois une fille qui semble toute en ouverture de jambes et qui se démène sur le dancefloor, chacun de ses déhanchements criant avec un peu plus de vigueur sa solitude, son besoin d’une protubérance charnelle. Gentleman que je suis, comment pourrais-je refuser un appel aussi criant à l’aide, je vous le demande.

Sans trop tarder, dans l’ordre froid et logique des choses, on se retrouve chez moi afin d’éponger un peu de notre solitude mutuelle sur mon bruyant matelas. C’est là que la musique prend toute son importance, toute son essence.

Ce soir, ce fut l’album The Doors. Peu de choses accotent le sentiment de plaisir que celui d’entremêler ses effluves de sueur avec celle d’une inconnue, fusionner nos va-et-vient de bassin sous la voix du plus grand chanteur beatnik, Jim Morrison. Alors que Manzarek s’éclate sur son orgue et que Krieger trépide sur sa guitare sur Break on Through, la demoiselle ne manque pas d’avaler sans vergogne ma verge. Sur Twentieth Century Fox, je viens une première fois. Alabama Song est synonyme d’un remontant : 4 shots de tequila et c’est l’émoi.

Et puis ça repart.

Sur Back Door Man, je me suis risqué à la voie arrière, parce que l’ironie n’a pas de limite. S’est avérée que la fille en question était une aventurière. Sur I Looked at You, je risque un regard dans le vide sidéral de ses yeux. La chaleur de nos corps inhibe un peu celle de notre cœur. Le plus débridé des barytons dicte littéralement mes ébats. Puis sur Take It as It Comes, je viens une seconde fois, elle avale tout, je m’endors alors que The End débute dans la plus grande tension tandis que moi, je suis vidé. Elle quitte, j’écris ceci. Je me sens un peu puéril.

Demain matin, je me réveillerai une fois de plus seul dans mon lit, Dieu merci. Parce qu’au fond, mon antre, je l’aime silencieuse.

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~ par oopsweredead sur mars 27, 2009.

Une Réponse to “Music”

  1. Les lendemain, pour ton dieu merci je ne sais pas, il est parfois triste de se réveiller seul malgré ce que l’on peut en dire.Mais ton billet me fait penser à cette femme que j’ai rencontré au Père Lachaise , une Alsacienne, on a cherché sous la pluie comme des riders, on a trouvé la pierre de Morisson.. On s’est retrouvé le soir dans une chambre d’un hotel de Paris, ce fut agréable. Le lendemain matin aussi, on a bouffé ensemble, on a rit de tout ca. Bisous et bye bye, je reprenais mon chemin sur des trottoirs d’un étrange pays, il me reste sa douceur et sa gène comme souvenir.

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