Insoutenablement torride

L’été est torride, la canicule est installée. Déjà, les monocellulaires qui vont se plaindre que l’été fut pluvieux s’épandent en complaintes quant à la chaleur qui sévit. Les éternels mécontents de la température me purgent. Moi j’aime la grosse chaleur, les nuits collantes, les balades nocturnes tandis qu’il fait encore chaud. J’aime l’humidité qui s’accumule, les orages qui éclatent spontanément, les éclairs qui déchirent le ciel, le tonnerre qui gronde à en faire trembler les fenêtres. La seule chose dommage lorsqu’il fait aussi chaud, c’est qu’il fait mauvais fourrer.

J’ai eu ma pire baise à vie.

Avant-hier*, c’était la sixième fois que j’insérais ma verge dans la cavité vaginale de ma Fuck Friend. Pour ceuzes qui suivent avec attention, et je ne parle pas nécessairement de ceux qui commentent 6 fois par jour, il s’agit là d’un record à vie pour mon humble personne. Je me sens presque comme un sportif sur une lancée, qu’on sorte le champagne et la poudre!

Je me pointe donc là en début de soirée tel que convenu dans l’horaire établi. Parce que oui, chaque dimanche, nous cédulons les journées dans la semaine où l’on prévoit se masturber avec la génitalité de l’autre. On regarde les moments qui conviennent aux deux,  on agrée de certaines heures et le tour est joué. C’est pratique, comme l’est cette étrange relation.

J’arrive donc là vendredi, le ciel est sombre et pesant, l’humidité est à couper au couteau (oui oui). On discute un peu, on se tire quelques blasts en échangeant des banalités convenues. Puis on se déplace lentement vers la chambre en échangeant des baisers melliflus. Il fait vraiment chaud, son front est perlé de sueur, le mien est déformé par une veine prépondérante.

Nos souffles sont particulièrement courts, nos peaux sont moites, l’humidité de sa chatte est un peu plus collante et goûte un peu plus salé. Elle m’offre une branlette espagnole dans sa craque de seins tout aqueuse. J’obtempère avec ma verge lisse de transpiration. Floc floc floc nous faisons.

Nous avons un rapport tant sudoripare que sexuel.

Ses aines un peu trop spongieuses me semblent tout imbibées, ses vergetures naissantes sont des rigoles où s’écoule une multitude de fluides. Son anus est zone sinistrée, un véritable torrent sudorifère rectal y sévissant avec vigueur. Nos cheveux sont un peu plus gras, le claquement de ses seins lorsque je la prends en levrettes est un peu plus sec, un peu plus déplaisant. Je me sens sale, je ne savoure vraiment pas le moment. Le couvre-lit se cramponne à mon dos, le ventilateur désuet fait un vacarme énorme, ma concubine ronronne comme un chat asthmatique.

Finalement, après une éternité vient mon premier et seul coït. Soulagé de pouvoir mettre fin à tout ça, la patate me pompant à en frire, je suis bien plus satisfait d’en avoir fini que de m’être vidé. J’ai les aisselles mouillées, le sous-scrotum souillé, les hanches poisseuses et la mine honteuse.

Je pars donc en deux temps trois mouvements après avoir instauré une clause anti-chaleur dans notre contrat. De retour chez moi, j’ai probablement pris ma plus longue douche à vie.

*Ce fut aujourd’hui, puis hier, puis avant-hier. Il fait chaud, je suis lâche, c’est ainsi. Juste pas game de prendre 20 minutes pour écrire mon quotidien.

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~ par oopsweredead sur juin 28, 2009.

8 Réponses to “Insoutenablement torride”

  1. «se masturber avec la génitalité de l’autre»

    T’auras jamais si bien définit le concept de Fuck Friend selon moi 😉

  2. Comme tu sais si bien le faire les images sont fortes.
    Les rencontres charnelles non climatisées peuvent etre très agréable aussi. La douche bien que rafraichissante peut effacer des odeurs agréables à respirer.
    Ton billet me fait penser aussi à la difficulté à profiter pleinement du moment présent. Trop ceci pas assez cela et pendant ce temps on occupe pas l’espace.

  3. Aaaaaahhhhhh! Les baises suantes et dégoulinantes… On a pas tous les mêmes gôuts faut croire.

    Comme un gars, je te dis: pas besoin de te priver les soirs de canicules, enfiles-la sous la douche! Utile et agréable combinés… miam!

  4. Personnellement, plutôt que de m’arrêter au côté suant de ce texte j’accroche sur le mot melliflu!! Savoureux!

  5. Gars: Je vis très peu le moment présent, sauf quand je suis clairement défoncé. C’est peut-être là un des drames de ma vie de paumé.

    M-H: J’essayerai peut-être la douche, je serai moins malpropre.

    Soph: Merci, enfin quelqu’un qui remarque tous mes grands zefforts lexicaux.

  6. C’est drole au meme moment ou tu répondais je t’envoyais un mail.

  7. Yo man tes talents sont reconnus.
    Peut etre qu’il faut le répéter pour t’en convaincre. Y a des gens comme ca qui ont la tete dure

  8. Et si la douche de M-H ne te convainc pas, essaye le bain. Pour dire, nous choisissons, 97 et moi, nos lieux de vacances (maison d’hôte notamment) en fonction de la baignoire 😀

    23 qui cherche une rime avec canicule…

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