Premier réveil

J’ai fini de lire les 9 Stories de Salinger assez tôt hier et, fort satisfait et enivré d’un litre et demi de vin bon marché, je me suis rapidement assoupi malgré l’incessant contact déplaisant de la fermeture éclair de mon sac de couchage sur ma peau dénudée et offerte à la quantité de moustiques qui cohabitaient avec moi. Je m’en sors somme toute bien ce matin avec quelques piqures, la nuit réparatrice compensant pour le tout.

Levé assez tôt, j’en profite pour m’allumer un premier joint. En camping, c’est sans doute le meilleur moment de ma journée. Celui où, encore emmitouflé dans mon sleeping bag pour me protégé de l’air frisquet matinal, les cheveux épars et la bouche pâteuse, j’aspire mon premier pécaud. Il y a une telle sérénité qui se détache de ces moments, le genre de paix qui te fait oublier de te branler.

Je me rince ensuite la bouche avec une Moosehead, mets mes vieilles espadrilles de cross country et me lance pour un jogging matinal. J’arpente les tortueux sentiers du camping aux pas légers de course, découvre un peu mieux mon lieu de villégiature à la lumière du jour et salue les gens levés avec un enthousiasme exagéré. Les gens m’aimeront.

Le camping est assez vaste. Si les terrains pour tentes sont juchés sur un petit mont rocailleux et surplombent le camping, les roulottes sont quant à elles nombreuses et toutes alignées de sorte que des sentiers organisés sont emménagés et mènent tous au lac. Il y a aussi une agglomération campignesque classique où se retrouve la totalité des trucs collectifs : jeux, salles de cinéma, location de pédalo, café internet, casse-croûte.

Après 30 minutes de trottinement ludique parmi la cité de wanabago qui s’éveille tranquillement, je termine ma route sur le bord du lac où je retire mes vêtements pour ne garder que mes boxers et je plonge à l’eau malgré les indications contraires du panneau de règlements. L’eau est fraiche et galvanisante, je fais quelques brasses et ressors, pour ensuite aller prendre une petite douche matinale à grands coups de 25 cents dans le ça pue. De retour à ma tente, j’allume mon second joint de la journée, décide de laisser les speeds de côté et me fais cuire deux œufs. Je viens ensuite lire mes classiques Cyberpresse, Ny Times, Figaro et Poems.com.

Bien vite, j’irai découvrir la faune qui sévit ici, la journée semble infiniment prometteuse.

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~ par oopsweredead sur juillet 20, 2009.

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