Fragile sérénité

Le camping est tranquille, j’ai l’impression d’avoir déclenché un engrenage qui ne demandait qu’une poussée et que quelque chose va exploser quelque part. Un genre d’effet papillon. L’effet pearl shot, une goutte de sperme de plus qui crée un tsunami au bout de la chaîne.

Mon œil tantôt mauve est désormais verdâtre foncé, je sais plus ou moins comment traiter la chose et combien de temps cela durera. Idéalement, la majeure partie de tout ça sera effacée à la fin de mes vacances dans une dizaine de jours (déjà…).

Je n’ai pas rencontré Pierre ni Michèle ni aucun des hippies et j’en suis fort aise si je veux être honnête avec vous. Faut dire que mis à part une rapide escapade au café internet ce matin et en ce moment, je suis principalement resté dans mon coin de tente à lire. La seule personne que j’ai réellement croisée, c’est la mère monoparentale qui est là avec ses deux enfants et qui lit du Heller. On a encore eu une discussion sympa, c’est de loin la personne la plus sensée ici.

Autrement, j’ai savouré les quelques éclaircies, la chaleur du soleil sur ma peau trop blanche, la caresse d’une brise, sa mélodie magnifique lorsqu’elle se prend à valser avec le feuillage. Un petit écureuil a passé plusieurs minutes à me regarder, l’air intrigué. Des oiseaux ont entonné un hymne cristallin absolument splendide. L’air est bon, je le goûte à coups de grandes inspirations. Je suis gourmand de cet oxygène à saveur si douce et typique de la campagne.

Il me peine de penser que je devrais bientôt partir. La perspective de retourner au travail me pèse infiniment lourd, je commence de plus en plus à songer à lâcher cela, trouver une autre alternative de revenu, une autre vie. Les efforts à mettre m’effraient, les nombreux changements qui seraient nécessaires m’horripilent un peu. Je suis encrassé dans ma routine et le conservatisme tout humain m’empêche d’entrevoir la possibilité de tout chambouler.

Mais rapidement, je chasse toutes ces pensées. Le futur me semble bien trop sombre pour gâcher pareil moment. Car même si j’ai foiré hier, que j’ai probablement mis en rogne une shitload de ponchos et que ma tête est peut-être mise à prix, il n’en demeure pas moins qu’ici, je me sens bien mieux que partout ailleurs que j’ai pu connaitre.

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~ par oopsweredead sur juillet 22, 2009.

6 Réponses to “Fragile sérénité”

  1. Il t’en a foutu deux sur la gueule, il ne va pas remettre ça quand même. Au pire il t’évitera de peur que tu portes plainte pour voie de fait. Avec ta gueule amoché, ça fonctionnerait, c’est sur.

  2. Ça sonne faux Oops tes vacances. Désolé. Le personnage passe pas pour moi.

  3. Je ne sais pas pourquoi, bien que je ne te connaisse ni du cul et si peu de la tête, je n’aurais jamais imaginé que tu campais.

  4. J’espère que mes propos ne sont pas offensants. Je viens de voir Docteur House, un gars sort de 10 ans de coma, aucune atrophie musculaire pourtant ca prends 2 mois pour perdre toute sa musculation. Alors le propos perd de sa crédibilité.

  5. J’ai hâte d’avoir d’autres nouvelles, je m’ennuie.

  6. Ferme don ta yeule un gars stp.

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